dimanche, mai 26, 2024
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RDC-Chine : A la rencontre des étudiants congolais de la ville de Changsha






Plusieurs diplômés d’Etat congolais choisissent de parfaire leurs études dans les universités chinoises. Des nombreuses filières leurs sont proposées dans un système LMD (Master, Bachlord, et PSD) à la condition de savoir parler mandarin (Chinois, nldr), même si quelques instituts enseignent également en anglais. A Changsha, chef-lieu de la province de Hunan, située au centre-sud de l’Empire du milieu, quelques étudiants ressortissants de la RDC rencontrés se sont confiés à ACTUALITE.CD pour évoquer leur vie estudiantine dans la ville natale du créateur de la Chine nouvelle, le président Mao Zedong.

Pour mieux vivre ensemble à plus de 9.000 kilomètres du pays, les congolais des différents établissements supérieurs de Changsha (long sable en français, ndlr) ont constitué une communauté composée d’une quarantaine d’étudiants avec une équipe dirigeante remplaçable chaque année académique.

« La communauté est composée de 42 personnes. Il y a 12 filles et 30 garçons. Pour moi le choix de la ville de Changsha a été fait sur base du climat. La température d’ici est plus au moins égale à celle de la RDC par rapport à Beijing où il fait vraiment froid. Je suis président de la communauté mais ça ne veut pas dire que je suis le seul qui a des bonnes idées. Il y a des gens plus âgés que moi, les gens qui sont plus avancés dans les études que moi. Si un membre a un problème, on essaye de régler. Si ça concerne les études on cherche toujours des moyens, comment on peut aider la personne à passer ses examens en bonne et due forme », explique Jonathan Mukadi, président en exercice de la communauté et étudiant en deuxième année en Métallurgie.

En dépit d’une année passée sur place pour apprendre l’anglais et deux années de vie en Chine, Gloria Nzuzi, étudiante en 2ème année en mines, éprouve quelques difficultés avec la langue d’enseignement.

« C’est mon papa qui m’avait proposé de venir étudier en Chine et j’avais refusé. Après ses explications je me suis décidée de tenter. La première année je ne comprenais rien du tout ce que le professeur enseignait mais quand tu rentres à la maison en révisant la matière et en regardant YouTube, ça commence à passer », a dit cette apprenante de 20 ans révolu qui maîtrise par ailleurs bien l’anglais.

Après avoir échoué à l’Université de Lubumbashi (UNILU), Vianney Mpanga est venu en Chine pour faire les études les mines. Il vient de parachever son cours de langue et s’est inscrit à l’Université de Changsha pour l’année académique qui s’ouvre en septembre prochain.

« J’ai obtenu mon diplôme en 2017. J’avais commencé par l’UNILU, j’avais repris l’année et puis j’ai fait le choix de venir ici.  J’ai fait deux semestres de langue, c’est au mois de septembre que je vais entamer les cours académiques des mines. L’intégration n’a pas été facile. Je suis nouveau, je suis noir, eux sont des chinois parfois ils nous regardent bizarrement et c’était difficile de s’approcher d’eux mais maintenant ça va quand même. J’ai eu la chance de trouver de bonnes personnes ici et elles m’ont aidé à m’intégrer, être à l’aise et se sentir parmi les miens.», a-t-il déclaré.

Naomie Kad est en chine depuis 3 années. Secrétaire de la communauté, la native de Kolwezi est étudiante en métallurgie depuis deux années. Elle explique comment contourner la gastronomie chinoise.

« Si on compare la cuisine congolaise à la cuisine chinoise, c’est totalement différent. On a tous les mêmes produits mais la manière de faire la cuisson est différente. Ce qui fait que nous achetons des articles dans les supers marchés et nous préparons de notre manière. Pour trouver les restaurants congolais en province c’est difficile sauf par exemple à Guangzhou. Le poisson salé, le ndakala et les autres nourritures congolaises il y en a à Guangzhou mais souvent ce sont les gens qui viennent de la RDC qui nous amènent ici. On a aussi des contacts, on achète en ligne et on vient nous livrer sur place », a-t-elle expliqué.

Hormis les congolais, plusieurs étudiants ressortissants d’autres pays africains étudient à Changsha, appelée ville de « l’art médiatique » par l’organisation des nations unies pour l’éducation, la science et la culture (UNESCO). Cette ville est en pleine reconstruction, elle est bâtie sur une surface de 11.800 km2 le long de la rivière Xiang et compte plus de 68 millions d’habitants. Elle abrite également le plus grand restaurant du monde. Un projet de construction de la tour la plus haute du monde est en cours. Elle dépassera le Burj Kalifha de Dubaï de 10 mètres (838 mètres).

Fonseca Mansianga, depuis Changsha

 






Source Actualte.cd

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